Canicules en Côte-d’Or : soutenir les agriculteurs pour préparer l’avenir

8 Juil 26

Alors que la Côte-d’Or, comme l’ensemble de la France et de l’Europe, traverse des périodes de canicule particulièrement intenses, j’adresse tout mon soutien aux agriculteurs, viticulteurs et aux éleveurs confrontés à des conditions de travail éprouvantes ainsi qu’à des pertes de récoltes et d’animaux qui s’annoncent déjà importantes.

Les premiers retours du terrain sont préoccupants : le déficit hydrique important affecte les cultures de maïs, soja et pommes de terre ; les chaleurs intenses brûlent les raisins. Les parcelles s’assèchent et les récoltes sont compromises. Un agriculteur estime avoir déjà perdu jusqu’à 25 % de rendement sur son blé, tandis que les craintes grandissent pour les récoltes d’automne. Le maraîchage et la production de légumes sont tout aussi largement affectés.

Au-delà des pertes économiques, ces canicules mettent aussi en danger les femmes et les hommes qui nous nourrissent, contraints de travailler sous des températures extrêmes.

La période des récoltes accroît également le risque d’incendie. Plusieurs départs de feu ont déjà été recensés dans le département ces dernières semaines, rappelant combien ces épisodes climatiques rendent le travail agricole toujours plus difficile.

Dans ces conditions, des agricultrices et agriculteurs s’adaptent en installant des brumisateurs ou des ventilateurs dans leurs exploitations. Ces réponses ponctuelles ne suffiront pas : les canicules se multiplient et interrogent le modèle agricole actuel qui atteint ses limites.

La réintroduction de l’acétamipride, votée au Sénat lors de l’examen de la loi d’urgence agricole au nom de meilleurs rendements, est une illustration de ces limites. Les agricultrices et agriculteurs n’ont pas besoin du retour de ce pesticide, mais de solutions durables face au manque d’eau, aux aléas climatiques, à la disparition des pollinisateurs et la fragilisation de la biodiversité.

Nous devons investir sans plus tarder dans une agriculture et viticulture plus résiliante, en soutenant l’agroécologie – agroforesterie, diversification des cultures, restauration des haies, préservation des zones humides, règlementation de l’élevage extensif – mais aussi en créant un fonds mutuel et solidaire d’indemnisation pour protéger les agricultrices et agriculteurs face aux pertes liées aux événements climatiques extrêmes. Ces investissements contribuent à amoindrir les émissions de gaz à effet dans ces domaines tout en créant les conditions d’adaptation au dérèglement climatique. C’est ainsi que nous garantirons durablement notre souveraineté alimentaire.