Après plusieurs mois d’interrogation quant à l’arrivée de Shein à Dijon, ma position reste constante : nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs en France.
Ce mercredi 25 février, l’enseigne d’ultra fast fashion ouvrira un point de vente au sein du BHV de Dijon, anciennement Galeries Lafayette. Cette ouverture intervient après plusieurs mois de controverse nationale. Les Galeries Lafayette avaient en effet rompu leur partenariat avec la Société des Grands Magasins (SGM) concernant sept magasins en région, dont celui de Dijon, précisément en raison de leur opposition à l’installation de Shein dans leurs enseignes.
Malgré les alertes et les mobilisations contre l’arrivée de Shein, la SGM maintient sa politique mercantile agressive. Des pratiques commerciales trompeuses et des allégations mensongères ainsi que plusieurs non-conformités ont déjà été largement constatées et sanctionnées. La vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et celle d’armes de catégorie A, comme des machettes ou poings américains, n’aura pas suffi à démotiver la SGM d’accueillir Shein dans cinq BHV supplémentaires. L’enseigne fait aussi l’objet de poursuites au niveau européen, notamment dans l’affaire des poupées sexuelles, et au niveau national où sa marketplace est menacée de blocage.
Pour justifier cette implantation, le porte-parole de Shein en France affirme vouloir démontrer que l’enseigne peut avoir « un impact positif », en contribuant à la « revitalisation des centres-villes ». Comment ? Shein est régulièrement accusée de concurrence déloyale et les commerçant·es du centre-ville de Dijon s’opposaient déjà à l’installation de leur boutique éphémère en juin dernier. Cela ne peut qu’aggraver la fragilisation des commerces indépendants déjà en difficulté.
Rappelons que Shein est responsable de conditions de travail désastreuses : exploitation des femmes, enfants et Ouïghours dans des usines où les droits humains sont violés. Son modèle d’ultra fast fashion engendre des dégâts environnementaux majeurs tout au long de la chaîne : de la fabrication jusqu’à la déchetterie quelques jours après l’achat du vêtement.
Nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs : pour l’environnement, pour un commerce équitable et responsable.

